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Plus rien jamais ne sera pareil.

Mercredi 2 mai 2007. Le 'grand débat'



Plus de 20 millions de téléspectateurs pour ce débat historique qui a changé définitivement l'approche des grands dossiers par nos ténors politiques.

Ségolène Royal a réussi sa "synthèse". Etre très précise, quant au chiffrage, au détail de ce qu'elle avance, et à la fois pugnace et convaincante (pour certains en tous cas !), capable de proposer "sa vision", de faire avancer le débat d'idée, sans rien lâcher du concret, du "faire". Etonnant !

Plus étonnant encore est le regard porté par les tenants de l'une et de l'autre. Pour les partisans de Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal est "imprécise", floue, se réfugiant derrière des débats à venir pour décider. Curieux !

Pourtant, objectivement, ce ne sont pas des arguments flous et évasifs que la candidate socialiste a utilisés.
Bien au contraire ! Précise au point de devoir reconnaître un "lapsus", ce matin devant la presse, au sujet de la part du nucléaire dans la production d'électricité - 17% avait-elle avancé - en réalité 78% (17% est la part du nucléaire dans la consommation énergétique totale française). Nicolas Sarkozy a avancé 50% sans mieux savoir....

Il ne savait pas non plus grand chose sur l'EPR, qu'il indique comme appartenant à la 4ème génération de réacteurs nucléaires, alors qu'il s'agit d'un prototype de 3eme génération, qui représente un investissement tel, que l'on peut débattre effectivement sur son bien fondé : est-il en passe d'être dépassé ?

On peut raisonnablement reprocher à Ségolène Royal de s'être trompée, pas d'être floue ! A moins d'être flou soit même !

On devra donc à l'avenir, connaître ses dossiers dans le détail, tout en étant capable aussi d'offrir "sa vision" pour demain.
Les discours d'intention ne suffiront plus à convaincre.

Même si Ségolène Royal est encore trop "moderne" aujourd'hui dans son approche de la politique pour être convaincante, auprès de Français encore plongés dans les habitudes des discours politiques "technocratiques". Un discours "technocratique" étant peu précis et même tronqué quelquefois - sous prétexte de synthèse - pour convaincre plus facilement, qu'il soit de droite ou de gauche. L'abandon d'une telle rhétorique limitera les tentations de mauvaise foi !

Hier soir, la candidate a changé la donne pour le futur.


Pascale Méker



Jeudi 3 Mai 2007

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